Pourquoi je refuse le vote électronique ? - La Révolution en Charentaises

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Pourquoi je refuse le vote électronique ?

mardi 1er mai 2007, par Marvin Flynn / 11067 visites

Je refuse, je refuse... Un bien grand mot puisque je n’ai moi-même pas eu l’occasion de tester l’une de ces machines à voter - ma commune n’en étant pas équipée. Mais savez-vous que, dans tous les cas, vous n’avez le droit de refuser d’utiliser l’une de ces machines... qu’en refusant purement et simplement de voter ? Je prendrai bien garde - résultat du premier tour oblige - de ne pas lancer de consignes hasardeuses - en vous incitant par exemple à refuser le vote électronique (il vous reste cependant la possibilité de contacter le maire de votre commune, qui, lui, et avec l’aide du conseil municipal, n’a pas refusé d’implanter ces fameuses machines) mais je vais me faire un plaisir de décortiquer pour vous cette question brûlante.

Comment ça marche ?

Commençons par décrire rapidement le fonctionnement de la machine elle-même. Le magazine « La Recherche » du mois d’avril 2007 consacre une double page de sa rubrique « Comment ça marche » pour nous décrire en détail le processus du vote électronique. Ainsi [1] L’électeur commence par se présenter au président du bureau de vote, qui lui accorde l’autorisation de voter. Dans l’isoloir [...] il presse la zone tactile correspondant à son choix. Son vote s’affiche alors sur un écran à cristaux liquides : il peut encore corriger, ou valider. A la fin du scrutin, le président active l’imprimante de la machine, qui produit un rapport comptabilisant les voix. A priori, rien de sorcier donc (n’hésitez pas à nous faire part de votre propre expérience sur le forum de article). Mais commençons par jeter un œil à l’intérieur des entrailles de la Bête, à la recherche de son homologue plus petite [2]...

Le système de vote électronique

Difficile de faire plus simple donc, selon le journaliste de la Recherche. Si ces machines sont simples d’utilisation, c’est qu’elles ont été conçues et programmées, pour une majorité d’entre elles, de façon à fonctionner comme un automate électronique plus que comme un véritable ordinateur. Elles ne sont donc capables, en théorie, de rien d’autre que de servir de machines à voter. Le matériel principal est constitué de plusieurs puces électroniques, le plus important étant de savoir que tous les composants sont doublés, et fonctionnent en parallèle afin de minimiser les risques de panne, et de piratage informatique au moment du vote. Les chances que l’une de ces machines tombe en panne est donc réduit à un minimum acceptable, et les possibilités de prise de contrôle de la machine par une personne malveillante dans l’isoloir est quasi-inexistant. Mais alors, pourquoi une telle polémique autour de l’utilisation de ces machines ? Serait-ce une émanation du sempiternel traditionalisme aigu qui caractérise le peuple de notre beau pays ? Ou certains points, gardés dans l’ombre du public, mériteraient-ils une attention plus particulière de notre part ? C’est mon avis, et je vais vous dire pourquoi dans un instant.

La simplicité d’utilisation

Reprenons donc les quelques points que nous venons d’aborder ; la simplicité d’utilisation, tout d’abord, puisque cela semble être le cheval de bataille de ceux qui veulent nous imposer ces nouvelles machines. Comme je vous l’ai dit, je n’ai pas eu moi-même l’occasion d’utiliser l’une d’entre elles. J’imagine pourtant que je n’aurais pas rencontré de difficulté particulière, étant un aficionados de l’outil informatique [3], et les boutons de formes et de couleurs variées, écrans tactiles et imprimantes matricielles n’ayant depuis bien longtemps plus rien à me cacher. J’imagine pourtant assez bien que tout le monde puisse en pas être aussi à l’aise avec ce type de matériel que je puisse moi-même l’être, et je ne parle même pas des gens qui n’avaient jamais vu d’ordinateur avant le jour du scrutin : je parle de toutes ces personnes qui ont déjà du mal à utiliser la billetterie automatique de la SNCF, à cause de l’écran tactile trop sensible aux gros doigts (ou aux petits doigts appuyés trop fortement) ; de toutes celles qui, quand elles appuient sur un bouton, n’imaginent pas qu’on puisse leur demander « Êtes-vous vraiment sûr(e) de vouloir appuyer sur ce bouton ? » et qui sortent de l’isoloir sans avoir validé leur vote ; et toutes celles qui n’ont pas envie de se dépêcher de voter, ce qu’ils sont obligés de faire quand ils se retrouvent dans l’isoloir électronique... Pour illustrer ce point, Snoopy a été envoyé par la REC pour aller voter électroniquement ce dernier dimanche électoral et nous ramener ses premières impressions électorales...

Reconnaissons tout de même que le vote électronique permet à certains de voter - personnes à mobilité réduite, aveugles etc. - mais le jeu en vaut-il réellement la chandelle ? Une procuration ne pourrait-elle pas régler le problème de ces personnes désavantagées par l’ancien système de vote ? Le nouveau système ne met-il pas de côté plus de personnes qu’il n’en avantage actuellement ? D’autres solutions auraient donc pu être trouvées, sans faire appel au système informatique.

La protection des machines

Deuxième point : la protection, physique et logique, de ces machines. Plusieurs modèles existent, et sont actuellement homologuées (aucune de ces machines n’est fabriquée en France, soit dit en passant) ; certaines vont jusqu’à fonctionner avec une version de notre système d’exploitation préféré, à savoir... Windows XP [4] ! Pourtant, Certaines personnes estiment qu’en raison de leur capacité de calcul plus élevée de telles machines seraient plus faciles à pirater que les précédentes [...] Plus faciles, je ne sais pas, mais il semble évident que plus la machine en question sera complexe, plus les possibilités de piratage seront nombreuses. Les autres machines, celles utilisées en majorité, fonctionnent avec un logiciel dédié ; elles ne sont donc censées ne pouvoir servir que de machines à voter. Mais sommes-nous, en tant que citoyens - et non pas en tant qu’informaticiens - certains que rien ne peut être manipulé à l’intérieur de ces machines ? D’aucuns pensent que non, pourtant la Reccherche de nous répondre Ce n’est pas prouvé : ces appareils ne sont jamais mis en réseau, et les contrôles humains, du début à la fin du scrutin, sont omniprésents.

Alors admettons ensemble qu’une manipulation de la machine lors du vote, c’est-à-dire lorsque le votant-pirate se trouve à l’intérieur de l’isoloir, soit quasi-impossible à réaliser : mais ne serait-il pas possible de pirater la machine avant même le scrutin ? Un système de scellés a été mis en place, pour garantir la protection physique de la machine avant et après le scrutin. Encore faudrait-il que ce principe soit bien respecté : un autre article, paru dans la revue Science et Avenir du mois d’avril 2007 [5], semble remettre en question ce point :

A la question Les machines à voter sont-elles piratables ? Le journaliste répond simplement : La réponse est évidemment oui [...] Le hacker néerlandais Rop Gonggrijp et son équipe ont prouvé qu’un informaticien de bon niveau pouvait faire délivrer à la machine le résultat souhaité [...] Et plus loin : Dans le cadre d’une expertise judiciaire [...] Dan Wallach, spécialiste en sécurité informatique de l’université Rice (Etats-Unis) [...] s’est penché sur les machines iVotronic. Son rapport indique clairement que la machine peut être détournée de son utilisation initiale. Alors, rassuré ? Pas vraiment : ces machines sont [...] constituées de composants que l’on retrouve dans les ordinateurs grand public [...], simplifiant d’autant le travail d’un éventuel pirate, qui a déjà l’habitude de ce type de composants...

Des scellés inviolables ?

Mais ce n’est pas le plus grave ! Si ces machines ne sont pas branchées en réseau, si leurs entrailles ne sont pas accessibles par quiconque, avant, pendant et après le vote, pas de problème ! Mais comment être certains que toutes ces précautions seront scrupuleusement respectées ? Comment être certain que personne ne viendra accéder à la machine avant le jour du scrutin ? Deux types de scellés sont requis. Le premier est un bracelet en plastique numéroté, interdisant l’effraction sur la valise contenant la machine [...] Le deuxième scellé empêche l’accès aux organes électroniques de la machine elle-même [...] De plus, [...] Les bonnes pratiques voudraient que les équipements soient au moins scellés et placés dans des locaux sécurisés [...] A condition de faire confiance à nos employés municipaux, pas de problème ; mais encore faut-il que ceux soient pleinement au courant des implications de la détention de tels matériels. Il semble en effet que toutes les précautions ne soient pas systématiquement respectées : En février, lors de notre enquête dans deux mairies [A et B] nous avons remarqué que les scellés sur la mallette n’étaient posés que peu de temps avant la période électorale, une fois les paramétrages [de la machine] effectués [...] De plus, Dans la mairie A, les machines attendaient les élections dans un bureau ordinaire, non sécurisé [...] Dans la mairie B, elles étaient entreposées dans des locaux fermés et sous alarme [...] mais plusieurs personnes pouvaient accéder à ces locaux pour des raisons diverses [...] Quant aux scellés posés sur le boîtier de la machine, la responsable des élections de la mairie B ignorait leur existence [...] Commentaire de l’employé de la mairie B : « En formation, on nous a dit que si la machine avait été ouverte, nous le verrions » Comment ?, lui demande le journaliste. Réponse : « Je ne sais pas ».

Un risque de piratage à grande échelle ?

Le principe même de la sécurisation d’un outil informatique implique qu’une procédure très précise soit mise en place (ce qui semble être le cas) et respectée d’un bout à l’autre de la chaîne (ce qui ne semble pas du tout être le cas !!!) Si la protection de la machine elle-même ne semble pas être systématiquement respectée, les scellés eux-mêmes ne sont pas fiables : En quelques clics, nous avons trouvé sur internet des scellés numérotés à fermeture automatique de la marque Sydex, semblables à ceux fournis pour les machines Nedap : 194 € le sac de 1000. Rien ne semble donc pouvoir empêcher un employé de mairie mal intentionné d’effectuer quelques modifications sur la machine avant le scrutin. Si cela n’aurait pas, dans tous les cas, une incidence énorme sur le résultat d’un scrutin national (même si dans le principe, je vous accorde que c’est un risque intolérable), c’est oublier un peu vite que La majorité des piratages informatiques dans les entreprises est réalisée par des employés ou ex-employés [...] Un employé mal intentionné, non pas d’une mairie, mais cette fois d’une des entreprises chargées de la fabrication de ces machines, pourrait ainsi procéder à une modification massive du système de vote, et ainsi modifier en profondeur le résultat du vote.

Peut-on se prémunir de ces risques ?

Plusieurs moyens permettraient de les éviter : mise en place des scellés à la sortie de l’usine, protection physique des machines assurée et vérifiée, au hasard par exemple, par des agents de l’Etat assermentés. Puis en libérant le code source de ces machines (principe du logiciel libre) : les failles existantes seraient rapidement identifiées, et pourraient être corrigées, en majorité, avant le jour du scrutin. Le ministère de l’intérieur a d’ailleurs mis en place une sorte de cahier des charges concernant la fabrication de ces machines. Et pourtant, le règlement n’exige pas un examen approfondi du code source. Eh oui, pensez-vous que les industriels ayant planché sur la réalisation du logiciel gérant ces machines soient prêts à livrer leurs secrets de fabrication à la vindicte populaire ? Que nenni !!! C’est purement et simplement une question de confiance envers ces mêmes industriels. Dès lors, nous pouvons nous poser la question : Mais pour quelles raison un industriel pourrait bien vouloir modifier les résultats d’un scrutin ??? Gotlib nous répondrait sans doute « C’est de la science-fiction, mon cher ! » [6] Moi, je constate que bien souvent, la réalité des lobbys dépasse la fiction... Je vous laisse juge de ce point.

Mais ce n’est encore pas le plus grave (là, ça devient une habitude) : le gouvernement lui-même ne semble pas respecter le cahier des charges... qu’il a lui-même mis en place : selon le Olivier Hertel, Certains écarts au règlement technique sont admis [...] L’exigence 45 du règlement technique exige que les programmes nécessaires à la réalisation de ces fonctions doivent être des modules indépendants et stockés sous forme inaltérable [7] ! Certaines machines stockent les données du vote sur un disque dur, support de stockage modifiable par excellence, donc altérable : le gouvernement a pourtant dûment homologué ces machines...

La vérification du scrutin

Reste une méthode simple et sûre pour se prémunir d’une éventuelle manipulation me direz-vous : vérifier le résultat du vote ! Et comment faites-vous pour vérifier le résultat donné par un ordinateur... sinon en le faisant vérifier par l’ordinateur lui-même ? En effet, informatiquement parlant, il est impossible de trouver une autre solution. Et si la machine a été piratée, elle se contentera de redonner une seconde fois le résultat décidé par le pirate [8]. Pas moyen de vérifier, donc, à part... en doublant le vote électronique par un système de vote papier ! Le léviathen étatique ne serait-il pas en train de mordre sa mythique queue ? Aux Etats-Unis, plusieurs scandales électoraux, les mises en garde d’experts en sécurité informatique et les démonstrations spectaculaires de piratage par des universitaires renommés ont conduit la moitié des Etats à adopter le bulletin papier en plus du vote électronique. De plus, quand vous utilisez un système électronique pour payer, ou pour déclarer vos impôts, vous vous attendez à recevoir un justificatif de l’opération effectuée, ce qui est impossible dans le cadre d’un vote anonyme et secret.

De l’intérêt même de l’informatique, qui est remis en question

Mais une nouvelle fois, faisons confiance : aux mairies chargées de recevoir les machines, aux industriels chargés de leur conception et aux informaticiens chargés de leur sécurisation, et oublions un peu toutes ces questions pour nous pencher sur l’intérêt de l’utilisation d’ordinateurs dans le cadre d’un scrutin électoral. Pour cela, nous allons devoir remonter un peu dans le temps, et (re)découvrir les causes de l’essor de informatique dans nos sociétés modernes.

Il s’agissait, en simplifiant pour ne pas accabler le lecteur, de pouvoir réaliser des simulations informatiques dans des domaines aussi variés que la détermination des tables de tirs de l’artillerie pendant la seconde guerre mondiale, l’étude de phénomènes météorologiques à grande échelle, la simulation, plutôt que l’observation de particules variées... sans avoir à construire d’accélérateur coûteux et tellement spécialisé qu’il ne servirait qu’à cela. En résumé, l’ordinateur peut enfin effectuer des calculs qu’un homme ne peut lui-même réaliser dans un temps suffisamment réduit. Pour les tirs d’artillerie, l’ordinateur permet de calculer la trajectoire d’un obus en quelques secondes, alors qu’auparavant, il fallait de 30 à 60 minutes de travail d’un mathématicien chevronné pour déterminer... un seul et unique tir. Dans le cas de l’étude du climat, les ordinateurs ont permis la prédiction du temps, pour quelques jours tout du moins ; cela était auparavant rigoureusement impossible à réaliser pour un représentant de l’espèce homo sapiens sapiens (trop de calculs trop complexes, avec une échéance tellement courte qu’une quelconque prédiction était irréalisable). Alors dans le cadre d’un vote électronique, que gagne-t-on réellement ?

Voter était déjà possible avant l’avènement de l’informatique : la machine n’apporte rien en elle-même au principe du vote. On a pas besoin d’elle pour exprimer son suffrage. Bien sûr,e elle donne le résultat bien plus rapidement, mais dans le cadre d’un vote, L’exactitude du décompte des voix est primordiale, mais sa rapidité est secondaire [9]. Cela va donc à l’encontre de la nécessité d’utiliser l’outil informatique, puisque nous sommes tout à fait capables de compter nous-mêmes le nombre de voix, en un temps suffisamment réduit, quelques heures en l’occurrence, et de manière tout à fait sécurisée cette fois (présence d’un représentant de chaque parti présent lors du scrutin). Bien sûr, grâce à ces machines, on pourrait faire des sondages en temps réel, mais en France, une telle pratique est - pour l’instant - interdite ! J’ajouterai que les exigences du ministère de l’intérieur en ce qui concerne les possibilités techniques inhérentes à chaque machine à voter spécifient clairement que ses capacités doivent se résumer à des fonctions de stockage de données, d’affichage, de sélection d’un choix, de comptage des suffrages et de transmission des résultats, ainsi que les fonctions normales d’administration [10]. Pour le votant, donc, l’intérêt de l’outil informatique fond comme neige au soleil ; pour les personnes défavorisées par le vote papier on pourrait très bien trouver des solutions alternatives qui se passeraient de l’outil informatique. Mais pour les sondeurs, les industriels chargés de la fabrication et de la commercialisation des machines, on pourrait imaginer sans trop creuser d’autres raisons un peu moins nobles de nous pousser à utiliser cet outil révolutionnaire. Encore une fois, à vous de juger !

Laissez-moi voter !

Enfin, et pour entamer un début de conclusion à cet article un peu pessimiste il est vrai, je clamerai haut et fort, à la face du monde entier, et surtout à celle de nos élus municipaux qui sont les seuls à pouvoir refuser d’implémenter ces machines dans nos communes : « Laissez-moi voter » ! Conservez le symbolisme de cette action qui est le seul lien qui me rattache encore à la res publica, lien d’autant plus symbolique qu’il est matérialisé par le bulletin de vote que je mets dans l’urne à chaque élection. Gardez-moi de la manipulation possible des industriels mal intentionnés, des hommes politiques sans scrupules qui n’hésiteraient pas, s’ils en avaient l’occasion, à manipuler les résultats d’un vote pour parvenir au Pouvoir. Gardez-moi de tous les problèmes évoqués ici, et qui ont pourtant une solution simple et éprouvée, en laquelle chaque citoyen peut avoir pleinement confiance. Gardez-moi mon vote papier !

Pour conclure

J’ai évité, sciemment, de nombreux autres points qui auraient pu alourdir un propos déjà assez dense : que dire de l’utilisation d’un système de vote qui ne serait compréhensible que par une minorité d’utilisateurs - les informaticiens et encore... - au contraire du système papier, aussi simple à expliquer qu’à comprendre (par les enfants par exemple), permettant à chaque citoyen d’être garant de la bonne marche de nos institutions ? Que dire des économies censées être réalisées par les mairies grâce à ce nouveau système de vote, économies qui ne pourront qu’être grevées par l’achat de nouvelles machines plus sûres, plus sécurisées ? Que dire de la pollution engendrée par la fabrication de machines dédiées à cet unique usage, alors que les bulletins de vote, initialement imprimés sur papier recyclé, permettent un dégagement de CO2... égal à zéro tout en entretenant notre belle forêt ? Autant de raison de se prémunir de tels systèmes, surtout quand on en a pas besoin ! Alors allez votez, électroniquement s’il le faut, mais faites aussi entendre votre autre voix lors du scrutin, en écrivant à votre maire par exemple, ou en signant sur internet la pétition lancée par le site (www.ordinateurs-de-vote.org) !

Vous êtes 1 million à être concernés par le vote électronique, nous sommes 45 millions de votant au premier tour à avoir le droit de nous exprimer sur ce sujet, alors n’hésitons pas : renseignez-vous, et faites-vous votre avis sur le vote électronique ; donnez-le nous ensuite sur le forum associé à cet article !


Voir en ligne : L’émission "I comme Icare" (iTélé) revient sur le piratage des machines à voter...

Notes

[1] La Recherche n°407, avril 2007, p. 80-81

[2] A force de la chercher, la petite bête, on finit toujours par tomber sur un bug !

[3] Qui a dit Geek !!?

[4] Les machines Point and vote fonctionnent sous ce système, le plus vulnérable qui existe à l’heure actuelle !!!

[5] Sciences et Avenir n° 722, avril 2007, p. 8 à 11. Article d’Olivier Hertel.

[6] Rubrique-à-brac.

[7] Arrêté du 17 novembre 2003 portant approbation du règlement technique fixant les conditions d’agrément des machines à voter, exigence 45 page 13 (http://www.interieur.gouv.fr/sectio...)

[8] On aurait beau jeu de concevoir des machines qui donneraient des réponses différentes à des questions identiques...

[9] La Recherche, ibid.

[10] Arrêté du 17 novembre 2003 exigence 44 page 13


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1 Message

  • Pourquoi je refuse le vote électronique ? 8 avril 2012 21:00, par spa

    Comment exiger le retour au vote sur papier ? N’y a t’il pas un recours possible puisque l’impossibilité de recompter les voix va à l’encontre du principe meme de légalité du vote ?