Chronique d’un épisode de pollution à Paris - La Révolution en Charentaises

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Chronique d’un épisode de pollution à Paris

mercredi 7 décembre 2016, par Marvin Flynn / 388 visites

Ou La circulation alternée suffira-t-elle à nous sauver de l’industrialisation galopante et des 4x4 diesel qui nous inondent quotidiennement de leurs vapeurs toxiques, irritantes, étouffantes, nauséabondes et désagréables ?

J’aurais tout aussi pu appeler l’article « Épisode chronique de pollution à Paris », car, à Paris, l’air n’est par pur ; il pue.

Mais aujourd’hui 7 décembre 2016, le fond de l’air n’était particulièrement pas piqué des hannetons. Pour preuve, les relevés d’AirParif qui sont à deux doigts d’exploser les valeurs maximales permises par l’application. Alors, à défaut de lutter contre la pollution, évitez la déprime : désinstallez AirParif !

Et si les relevés officiels ne vous convainquent pas, constatez de visu :

Ah oui, on me fait savoir qu’il existerait des solutions à tout cela. Examinons-les en détail :

La circulation alternée

« Un coup oui », « un coup non »… Si cette solution à la Normande, à défaut de diminuer les émissions de polluants, ne faisait pas augmenter d’autant les émissions des Politiques, on aurait au moins pu porter à son actif la – légère – diminution du nombre de bagnoles dans Paris [1]. Appréciable, certes. Efficace ?

De ce côté, l’efficacité de la mesure, on frise le ridicule, aux dires mêmes d’AirParif. Notamment parce que la mesure n’est pas respectée… Les automobilistes parisiens profitent de la confiance qui leur est accordée pour prendre leur véhicule malgré l’interdiction... Bravo les Parigos !

Les transports en commun

Pour ceux, résolus à laisser passer l’orage et la voiture au garage, qui ont choisi de prendre les transports en commun, grand mal leur en a pris !

Aucun départ de la Gare du Nord pendant une bonne partie de la journée (juste de quoi venir au boulot, mais pas de quoi en repartir), lignes de RER en rade : les galères habituelles se sont transformées en retour d’Ulysse vers Ithaque pour les plus chanceux, au fond de l’amer pour les autres.

De toute façon, les transports en commun sont déjà bondés en temps normal, quand il n’y a ni problème de caténaire qui claque ni report des automobilistes sur le rail. Alors quand les ennuis s’accumulent… [2]

Le Vélo

Ben oui. Chaque jour, je vais bosser à vélo. Devais-je changer mes habitudes parce qu’aujourd’hui, l’air est plus rempli que d’habitude de particules fines, moins fines, moyennes, dodues, vaguement grosses, voire énormes ?

Ne nous leurrons pas : la pollution, nous la consommons tous les jours. Planqué au fond de sa caisse à roulette, recroquevillé dans un petit coin de la rame ou perché sur son bicloune, même combat perdu d’avance contre la pollution.

À Paris en 2016, c’est tous les jours qu’on crève.

Mon souhait pour la présidentielle de 2017

La santé des êtres humains DOIT passer avant tout. Leur bien-être ensuite, et celui de tous les êtres vivants avec lesquels nous cohabitons. Alors seulement, la raison économique peut s’exprimer, et tenter de faire tourner tout ce petit monde au mieux, dans les limites qui lui ont été imposées.

Parvenir à imposer le « d’abord l’humain ».

Voilà mon premier souhait.


Voir en ligne : Paris Air Quality – La pollution cette semaine à Paris...

Notes

[1] Même si on devrait commencer par interdire aux cons de rouler, on y gagnerait en proportion et ça serait plus juste ; mais ça, c’est une autre histoire…

[2] Il ne manquerait plus qu’on ait un hiver rude, qu’EDF redémarre un de ses réacteurs pourris malgré les contre-indications de l’Autorité de Sûreté Nucléaire et que le-dit réacteur pourri nous pète au nez. Allez, on va encore dire que je suis pessimiste… À tous les coups, le nuage réussirait à éviter Paris :o)


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