Transformer ses fenêtres en tribune - La Révolution en Charentaises

Transformer ses fenêtres en tribune

mercredi 12 avril 2006, par Onno Maxada / 8290 visites

Comment remonter le moral des troupes en lutte tout en sapant celui des adversaires.

Nul n’est besoin d’être fin stratège pour savoir que la plus sûre façon de remporter une victoire, c’est de convaincre l’adversaire qu’il a perdu d’avance. Ce tour de force, ceux qui nous gouvernent le réalisent au quotidien. Leurs armes ? Un étalage obscène de troupes chargées du maintien de l’ordre combiné à une intoxication médiatique efficace. Dans ce contexte, la contestation des politiques gouvernementales n’est souvent menée que par une minorité portée par un souffle héroïque. Le reste de la population - même s’il peut être d’accord avec les protestataires - est paralysé par le fatalisme. D’où la nécessité de développer une guérilla psychologique visant à maintenir le moral des troupes en lutte tout en minant celui des adversaires.

Un procédé simple et efficace consiste à transformer ses fenêtres en tribunes revendicatives à l’aide de banderoles ou d’affichettes exposées à la vue du passant. Utilisez de préférences de messages courts écrits en gros caractères et des affichettes de couleur vive.

Les sourds n'ont plus d'excuseCette technique de résistance passive, lorsqu’elle fait tache d’huile, donne des résultats très impressionnants. Dans un périmètre restreint, il suffit d’un petit nombre de gens motivés pour attirer l’attention des passants et leur donner l’impression d’un rejet massif, 24H/24H. Et puis, pour celui qui lutte, se savoir soutenu par des dizaines, des centaines, voire des milliers d’inconnus, ça donne du baume au cœur !

Imaginez qu’aujourd’hui, les millions de Français hostiles au CNE mettent à leurs fenêtres de banderoles et des affiches exigeant son retrait. La pression deviendrait tout à coup énorme pour un gouvernement divisé, incapable de faire croire qu’il représente la majorité silencieuse face à une France qui vomit ses politiques par toutes ses fenêtres et hurle au retrait. Le coup serait fatal.

Maintenant, vous savez quoi faire.


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